frelonPourquoi et comment lutter contre le frelon asiatique par M Laurent Jarrige.

Vous avez probablement remarqué que notre village en était envahi. I y a tout ce qu’il lui faut ici : De l’eau, des jardins pleins de fleurs et les fruits, des maisons près desquelles il peut d’abriter du froid et des grands arbres.

QUI EST-IL ET COMMENT VIT-IL?

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Il est arrivé accidentellement 2004 et n’a pas de prédateur naturel ici. Il se nourrit de sucre mais a besoin de beaucoup de protéines pour nourrir ses larves. Il trouve ces protéines en capturant d’autres insectes, notamment les abeilles à miel, mais aussi beaucoup d’autres insectes, de préférence des polinisateurs, faciles à capturer quand ils butinent. Il est donc une menace pour les récoltes.

Par le nombre, qui est maximal en fin d’été et en automne, il cause des dégâts sur les fruits qu’il n’a aucun mal à entailler avec ses mandibules. Un fruit entaillé devient la proie des fourmis et pourrira quoi qu’il arrive.

Par le nombre aussi, il cause un plus grand nombre de piqûres à l’homme. Pour avoir été piqué, je peux vous dire que ça fait aussi mal qu’une guêpe, mais pas plus. A peine plus qu’une abeille, et en tant qu’apiculteur je suis piqué souvent ! Il ne faut pas exagérer la dangerosité, sauf pour les allergiques. C’est juste qu’il y en a beaucoup plus et qu’il faut faire très attention, surtout en cueillant les fruits. Les colonies de frelons ne survivent pas à l’hiver. Si vous voyez un nid dans un arbre sans feuilles, inutile le détruire car il est vide et ne sera pas réutilisé. C’est à la fin de l’hiver que tout commence. Les femelles fécondées en automne, que l’on appelle reines fondatrices, ont passé l’hiver endormies dans des abris. Elles se réveillent courant février ou mars, dès que le temps se réchauffe et cherchent un endroit propice pour y construire un nid primaire à l’abri des intempéries, sous un avant toit au Sud, dans un grenier, dans un coffre de volet roulant, etc. Aux beaux jours, la population se retrouve à l’étroit dans le nid primaire et le quitte pour aller construire un nouveau nid plus gros presque toujours haut dans un arbre.

REPERER ET DETRUIRE LES NIDS

La destruction des nids est très efficace à condition de repérer un nid, ce qui n’est pas si facile avant la chute des feuilles. Si vous repérez un nid primaire au printemps, il est relativement facile de s’en débarrasser car la population est faible. Vous pouvez pour cela me contacter si vous le souhaitez. La destruction des nids primaires est la plus efficace et empêche la construction d’un nid secondaire, abritant des milliers d’adultes et qui fera de gros dégâts. En revanche si vous repérez un gros nid secondaire en activité dans un arbre, il est indispensable de faire appel à un spécialiste car lui seul a les moyens de se protéger d’une attaque de plusieurs centaines d’individus et possède le matériel et les méthodes pour détruire la colonie efficacement. Vous pouvez par exemple faire appel à M. VETTORI, à Peyssies, au 06 09 82 09 88. Dans tous les cas, ne vous approchez jamais à moins de 5 mètres d’un nid de frelons, car vous risquez une attaque massive et quelques dizaines de piqûres peuvent devenir mortelles par réaction toxique, même si l’on n’est pas allergique.

LES PIEGER

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La période la plus propice est la fin de l’hiver et le printemps. A cette période-là ce sont les reines fondatrices que l’on capture. Chaque reine non piégée est capable à elle seule de fonder une colonie de deux mille adultes six mois plus tard ! De plus, à cette période les autres insectes, notamment les papillons, et qui sont eux aussi attirés par les pièges sont peu présents.

On peut utiliser un piège bouteille le plus simple qui soit ou un modèle du commerce, comme le modèle cloche en vente chez Pôle Vert à Noé. Si vous le souhaitez aussi, je peux vous donner un piège bouteille, il suffit de me contacter. Amorcez avec un appât fait de bière (la moins chère, brune ou blonde) car elle attire les frelons mais repousse les abeilles, mélangée à un sirop de fruits (cassis, grenadine, pêche, etc.). Placer le piège dans un arbre en fleurs. Commencez dès le 15 février et arrêtez fin mai. Débarrassez les pièges de leurs prises au moins une fois par semaine et renouvelez l’appât dès qu’il se dégrade.

Si vous piégez, ce serait sympa de me communiquer les résultats de vos captures. Vous pouvez m’aider aussi à recenser les nids : Si vous en repérez un, faites le moi savoir et si possible envoyez moi une photo et la localisation. En faisant la synthèse des informations que vous m’aurez communiquées, je serai à même d’établir des comptages et des statistiques. Ainsi, il sera possible de savoir si l’action est efficace et mérite d’être poursuivie.

Contact : Laurent Jarrige – 06 30 94 51 02 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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